dimanche 9 avril 2017

27 mars/9 avril: Icône de la Mère de Dieu de la Tendresse [ Glykophilousa ( ΓΛΥΚΟΦΙΛΟΥΣΑ) ]


Comme l'icône de la Mère de Dieu Portaitissa, l'icône de la Toute Pure de la Tendresse [Glykophilousa [ΓΛΥΚΟΦΙΛΟΥΣΑ signifie littéralement qui embrasse avec douceur ou tendresse] est un de celles qui furent sauvées durant la période iconoclaste et qui parvint miraculeusement sur la Sainte Montagne de l'Athos. Cette icône se trouve à présent sur un pilier sur le côté gauche du Catholicon (église principale) du monastère de Philothéou. Cette icône appartient au type d'icône Eléousa [ΕΛΕΟΥΣΑ] (de Tendresse) catégorie d'icônes, où l'Enfant Jésus montre Son affection à Sa Mère. L'icône est commémorée par l'Eglise le 27 Mars et aussi sur le Lundi Lumineux. L'icône représente la Génitrice de Dieu inclinée vers le Christ, qui l'embrasse. 

Elle appartenait à Vicoria, pieuse épouse du sénateur Syméon, qui vénérait les saintes icônes, et en particulier celle de la Très Sainte Mère de Dieu, devant laquelle elle priait chaque jour. Son époux étant iconoclaste trouvait sa piété offensive pour lui, tout comme l'empereur Théophile considérait la vénération des icônes de mauvais goût. Syméon dit à son épouse de lui donner son icône afin qu'il la puisse brûler. Afin d'empêcher la destruction de l'icône, elle la jeta à la mer, et  celle-ci flotta au loin debout, sur les vagues. 

Après quelques années, l'icône apparut sur le rivage du Mont Athos près du monastère de Philothéou, où elle fut reçue avec grand honneur et joie par l'higoumène et les Pères du monastère, qui avaient été prévenus de son arrivée imminente par une révélation de la Toute Sainte Mère de Dieu.

Une source d'eau sainte jaillit à l'endroit même où ils posèrent l'icône sur le rivage. Chaque année, le lundi de la Semaine Lumineuse, il y a une procession et une bénédiction des eaux. De nombreux miracles se produisent. 

En 1713, la Mère de Dieu répondit aux prières du pieux ecclésiarque Ioannikios, qui se plaignait de la pauvreté du monastère. Elle lui assura qu'elle veillerait aux besoins matériels du monastère.

En 1801, un pèlerin, ayant vu les ex-voto précieux suspendus à l'icône, avait prévu de les voler. Il resta dans l'église après que l'ecclésiarque l'ait fermée. Ensuite, il vola les ex-voto et s'enfuit vers le port du monastère d'Iviron. Il y trouva un bateau en partance pour Iérissos. 

Après quelques minutes, le navire qui s'était éloigné du rivage resta immobile sur la mer, malgré les excellentes conditions climatiques. Lorsque, dans le monastère, l'ecclésiarque constata le vol, il en informa l'higoumène qui envoya ses moines dans diverses directions à la recherche du voleur. Deux caloyers allèrent au port d'Iviron et quand ils virent le bateau immobile, ils comprirent ce qui se passait. Ils allèrent en bateau et montèrent à bord du navire. Le coupable qui avait perpétré ce sacrilège, eut peur et demanda pardon. Les moines magnanimes ne voulurent pas que le voleur soit puni.

Un pèlerin d'Adrianopolis visita le Monastère de Philothéou en 1830. Il écouta attentivement un moine raconter l'histoire de cette sainte icône et les miracles qui lui étaient associés, mais il considéra tout cela comme un conte fictif que même un enfant ne pourrait croire. Le moine, affligé par l'incrédulité de l'homme, essaya de le persuader que tout ce qu'il avait dit était absolument vrai. Le malheureux pèlerin ne fut toujours pas convaincu.

Ce jour-là, alors que le pèlerin se promenait sur un balcon élevé, il glissa et commença à tomber. Il s'écria: "Très Sainte Mère de Dieu, viens à mon secours!" La Mère de Dieu l'entendit et vint à son secours. Le pèlerin arriva au sol complètement indemne. Et il crut au récit miraculeux.

Version française Claude Lopez-Ginisty

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