dimanche 10 décembre 2017

27 novembre/10 décembre: Icône de la Mère de Dieu "du Signe" au monastère Seraphim de Ponetaevsk [«СЕРАФИМО-ПОНЕТАЕВСКАЯ» ЗНАМЕНИЕ]



Cette icône est du type de la Mère de Dieu du Signe. Elle fut peinte en 1879 par l'une des moniales du monastère de saint Séraphim de Ponetaevsk, situé près d'Arzamas, dans le diocèse de Nijny Novgorod. 

L'icône resta six ans dans une cellule, mais à partir de 1885, s'illuminant d'une façon inhabituelle, elle fut transférée à l'église. Beaucoup de gens après avoir prié devant l'icône reçurent leur guérison. Une commission spécialement nommée, confirma le caractère miraculeux des guérisons.

L'icône, célèbre pour de nombreux miracles, était dans le principal sanctuaire du monastère. Pendant un office, une moniale vit clairement le visage de la Mère de Dieu changer. Son visage s'éclaircit et devint comme un être vivant. L'icône fit, parmi les pèlerins, de nombreuses guérisons de cécité et de détente. En tout, on a noté 70 cas de guérison.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/ 10 décembre: Icône de la Mère de Dieu du Signe Abalaka ["ЗНАМЕНИЕ АБАЛАЦКАЯ" ]


L'icône de la Mère de Dieu "Du Signe/Abalaka" a été peinte par Matthieu, protodiacre de la cathédrale de Tobolsk, en l'honneur de la Sophia (la Sagesse de Dieu, id est le Christ), en accomplissement du vœu par un paysan paralytique Euthyme de reconstruire l'église du monastère de la Mère de Dieu du Signe Abalaka. 

Cette église fut construite en 1637 après que la Mère de Dieu, accompagnée de saint Nicolas et de sainte Marie d'Egypte, apparut à la  pieuse veuve Marie. Après que l'icône "du Signe" ait été peinte, le paralytique Euthyme fut complètement guéri. Beaucoup de guérisons eurent lieu pendant le transfert solennel de l'icône dans l'église d'Abalaka.

En apparence générale, l'icône Abalaka ressemble à l'Icône du Signe de Novgorod, mais avec cette différence: sur l'icône Abalaka, saint Nicolas et sainte Marie d'Egypte se tiennent devant la Très Sainte Mère de Dieu. Saint Basile de Mangazeya (fêté le 23 Mars) est quelquefois également représenté sur cette icône. De nombreuses copies miraculeuses de l'icône Abalaka sont vénérées dans toute la Sibérie.

Devant l'icône de la Mère de Dieu du Signe/Abalaka, on prie pour les infirmités et la paralysie, pour la guérison des maladies des yeux et pour la cécité.

L'icône du Signe Abalaka est également commémorée le 20 juillet/2 août.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/10 décembre: Icône de la Mère de Dieu du Signe, de Koursk, [ЗНАМЕНИЕ КУРСКАЯ-КОРЕННАЯ]




L'icône de la Mère de Dieu du Signe de Koursk, est une des icônes les plus anciennes de l'Eglise russe. Au XIIIème siècle, lors de l'invasion tatare, la ville de Koursk, ravagée par des hordes de Batou, tomba dans l'oubli. 

Le 8 septembre 1295, dans son voisinage, un chasseur vit, à la racine d'un arbre cette icône, face contre terre. Le chasseur la prit et la reconnut comme l'icône "Du Signe" de Novgorod [basée sur la Parole de l'Ecriture: C'est pourquoi le Seigneur Lui-même vous donnera un signe: Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel (Isaïe 7:14).]. 

Or dès que le chasseur l'a souleva de terre, immédiatement à l'endroit où elle se trouvait surgit avec puissance une source d'eau pure. Lorsque ceci advint, le chasseur n'osa pas laisser l'icône dans les bois et il construisit donc sur le site même une petite chapelle en bois, où il mit la nouvelle icône de la Toute Pure. Cela devint bientôt connu des habitants de la ville de Rylsk, située à proximité, et ils commencèrent à visiter le lieu, sanctuaire de ce miracle.


L'icône fut déplacée à Rylsk et mise dans la nouvelle église de la Nativité de la Bienheureuse Mère du Seigneur. Mais l'icône n'y demeura que pendant une courte période, car elle disparut miraculeusement et retourna à son emplacement d'origine.

Les résidents de Rylsk la reprirent à plusieurs reprises et la rapportèrent à la ville, mais l'icône revint encore mystérieusement à son emplacement d'origine. Alors, tous comprirent que la Toute Sainte voulait rester à l'endroit de son invention. 

Cette icône est associée à des événements importants de l'histoire de la Russie: la guerre de libération du peuple russe lors de l'invasion de Pologne-Lituanie en 1612 et la guerre de 1812. De cette icône furent faites plusieurs copies, qui sont également célèbres.

Elle est fêtée le 8/21 mars, le 11/24 juin,le 8/21 septembre et le 27 novembre/10 décembre.
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Celle qui est représentée ci-dessus, partit avec les "russes blancs" lors de la révolution athée de 1917, et elle reste jusques à ce jour dans l'Eglise Russe Hors Frontières où elle continue à intercéder pour les fidèles. Elle voyage aussi dans le monde pour répandre la Grâce de Dieu lors de ses déplacements.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/10 décembre: Commémoration de l'icône myrrhoblyte de la Mère de Dieu "du Signe" à Novgorod [Знамение/Новгородская]



L'icône de la Mère de Dieu "du Signe", dépeint la Très Sainte Mère de Dieu, les mains levés dans la prière et le Divin Enfant sur son sein dans une mandorle (ou une sphère). 

Cette représentation de la Mère de Dieu est considérée comme l'une des toutes premières de ses représentations iconographiques. Dans le mausolée de saint Agnès à Rome, il y a une représentation de la Mère de Dieu orante, les mains levées en prière avec l'Enfant Jésus assis sur ses genoux. Cette représentation est attribuée au IVe siècle. Il y a aussi une ancienne icône byzantine de la Mère de Dieu "Nikopea" dès le VIe siècle, où la Très Sainte Mère de Dieu est représentée assise sur un trône et tenant dans ses mains un bouclier ovale avec l'image de l'Emmanuel Sauveur.

Les icônes de la Mère de Dieu, connues comme icônes du "Signe," sont apparues en Russie au cours des XIe-XIIe siècles, et ont été appelées ainsi en raison d'un signe miraculeux de l'icône de Novgorod en 1170.

Cette année-là, les forces alliées des princes russes de l'apanage, dirigés par un fils du prince André Bogolioubsky de Souzdal, parvinrent jusque sous les murs de la Grande-Novgorod. Pour les gens de Novgorod, leur seul espoir restant était que Dieu les aide. Jour et nuit, ils prièrent, suppliant le Seigneur de ne pas les abandonner. La troisième nuit, l'évêque Elie de Novgorod entendit une voix merveilleuse commandant que l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu soit sortie de l'église de la transfiguration du Sauveur sur la rue Ilina, et portée en procession sur les murs de la ville.

Tandis qu'ils portaient l'icône, l'ennemi tira une volée de flèches sur la procession, et l'une d'elle perça le visage sur l'icône de la Mère de Dieu. Des larmes coulèrent de ses yeux, et l'icône tourna son visage vers la ville. Après ce divine signe une terreur indicible s'empara soudain de l'ennemi. Ils commencèrent à se frapper les uns les autres, et en prenant courage du Seigneur, sans crainte les gens de Novgorod livrèrent bataille et remportèrent la victoire.

En souvenir de l'intercession miraculeuse de la Reine du Ciel, l'évêque Elie établit un jour de fête que l'Eglise russe célèbre jusques à ce jour, en l'honneur de la Mère de Dieu du Signe. Le hiéromoine athonite Pacôme logothète, qui était présent à la célébration festive de l'icône en Russie, composé de deux canons pour cette fête.

Sur certaines icônes du Signe de Novgorod, les événements miraculeux de 1170 ont également été représentés. Pendant 186 années, l'icône miraculeuse resta dans l'église de la Transfiguration du Sauveur de la rue Ilina. En 1356, elle fut transférée dans l'église construite à Novgorod en l'honneur de l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu "du Signe," qui devint l'église cathédrale du monastère du Signe.

De nombreuses copies de l'icône du Signe sont connues dans toute la Russie. Beaucoup d'entre elles ont également été glorifiées par des miracles dans leurs églises locales, et ont ensuite été nommées d'après le lieu de l'apparition du miracle. Des exemplaires similaires du l'icône du Signe sont les icônes de Dionysievo-Glushets, Abalaka (20 Juillet), Koursk, Séraphin-Ponetayev et d'autres encore.

Version française Claude Lopez-Ginisty

samedi 2 décembre 2017

19 novembre/2 décembre: Icône de la Mère de Dieu "Consolation dans la Tristesse et l'Affliction" ["В СКОРБЕХ И ПЕЧАЛЕХ УТЕШЕНИЕ"]



L'icône de la Mère de Dieu" Consolation dans la Tristesse et l'Affliction est un tryptique. Elle était dans le sanctuaire privé du hiéromoine mégaloschème Bissarion, fondateur du skite russe de Saint-André sur la Sainte Montagne de l'Athos.

Le 11 octobre 1845, Père Bissarion remit son icône aux frères du monastère. La glorification de son apparition en Russie, près de Viatka, en 1863, eut lieu l'année où le moine Païssi de l'Athos, vint avec l'icône à la ville de Slobodskoy pour recueillir des dons pour son monastère.

Bientôt cette icône de la Mère de Dieu accomplit un miracle de guérison. Vladimir, fils du prêtre Nicholas Nevolina, âgé de 18 ans, après une désobéissance manifeste, était déjà muet depuis six ans. Lorsqu'il vénéra l'icône du Mont Athos, il y eut un merveilleux signe : à peine avait-il touché l'icône de ses lèvres pour la vénérer, qu'il sentit qu'il lui arrivait quelque chose d'inhabituel. Il ressentit dans sa langue et dans tout le corps, une extraordinaire sensation de chaleur et il se mit à parler librement. 

Cet événement fut confirmé par de nombreux témoins. Une copie exacte de l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu du skite de Saint André de l'Athos fut envoyée en Russie, à Saint-Petersbourg, dans l'église de l'Annonciation.

Sur cette icône, avec la Mère de Dieu Très Pure sont dépeints de nombreux saints : saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Evangéliste, saint Antoine le Grand, saint Euthyme, saint Onuphre, saint Sava, saint Spyridon, saint Georges, saint Nicolas et saint Démètre de Thessalonique. L'icône d'origine est actuellement à la cathédrale Saint-Nicolas à Saint-Pétersbourg.

Devant cette icône, on prie pour la guérison de la souffrance des maux de tête, du mutisme, de la paralysie, des infirmités, et pour la guérison des maladies mentales et physiques.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 28 novembre 2017

15/28 novembre: Icône de la Mère de Dieu de Koupyatitch ["КУПЯТИЦКАЯ"]



L'icône de la Mère de Dieu de Koupyatitch apparut en 1180 près du village de Koupyatitch dans la région de l'ancien quartier de Pinsk dans le gouvernement de Minsk. L'icône fut trouvée sur un arbre dans la forêt par la paysanne Anna,  éleveuse de bovins. L'image, en forme de croix, brillait d'une lumière inhabituelle.

Sur les lieux de l'apparition miraculeuse de l'icône, les paysans construisirent une église dédiée à la Très Sainte Mère de Dieu, et y placèrent l'icône. Après quelques années, les Tatars brûlèrent l'église. L'icône fut trouvée une deuxième fois après de nombreuses années par un voyageur nommé Joachim, près des ruines de l'église, à cause d'une lumière inhabituelle qui signalait son emplacement. Les paysans transférèrent l'icône en forme de croix à l'église du village. Par la volonté de Dieu, Joachim resta à l'église comme gardien.

Au début du XVIIe siècle, le monastère de Koupyatitch fut construit à côté de l'église, et les catholiques romains s'en emparèrent à la fin du siècle, et plus tard, les moines uniates l'occupèrent. 

Les moines orthodoxes, quand ils abandonnèrent le monastère, emportèrent avec eux la sainte icône de la Mère de Dieu de Koupyatitch. Ils transférèrent l'icône miraculeuse à la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev.

L'icône Koupyatitch est sous la forme d'une petite croix de cuivre. D'un côté de la croix de la Mère de Dieu est représentée avec l'Enfant Pré-éternel, et de l'autre côté, est figurée la Crucifixion. L'icône originale est malheureusement perdue.

Version française Claude Lopez-Ginisty



samedi 25 novembre 2017

12/25 novembre : Icône de la Mère de Dieu "De Miséricorde" ["МИЛОСТИВАЯ"]



La Très Miséricordieuse icône de la Mère de Dieu de Kykko fut peinte, selon la tradition, par le saint évangéliste Luc. Elle reçut son nom de "Kykkiotisa" du Mount Kykkos, sur l'île de Chypre. Là, elle fut placée dans un monastère impérial (ainsi désigné parce qu'il avait été construit grâce aux dons de l'empereur), dans une église à elle dédiée. Avant de venir sur l'île de Chypre, l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu a été menée dans toute la région par la volonté de Dieu. Au début, elle était dans une des premières communautés chrétiennes d'Egypte, puis elle fut prise à Constantinople en 980, où elle resta au temps de l'empereur Alexis Comnène (fin du XIe au début du XIIe siècle).

Durant ces années, il fut révélé au staretz Isaïe par un signe miraculeux, qu'il devait transférer l'icône miraculeuse à Chypre. Le staretz fit beaucoup d'efforts pour accomplir la révélation divine.

Lorsque l'icône de la Mère de Dieu arriva sur l'île, de nombreux miracles eurent lieu. Le staretz Isaïe joua un grand rôle dans la construction d'une église dédiée à la Mère de Dieu, et il y plaça l'icône de Kykko. Depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, ceux qui sont affligés par toutes sortes d'infirmités viennent au monastère de la Mère de Dieu de Miséricorde, et ils reçoivent la guérison selon leur foi. Les orthodoxes ne sont pas les seuls qui croient en la puissance miraculeuse de la sainte icône, mais ceux des autres confessions saisis par le malheur et la maladie y prient également.

Inépuisable est la miséricorde de la Très Sainte Mère de Dieu, Médiatrice de toutes les souffrances, et son icône porte dignement le nom d'icône "de Miséricorde." L'icône miraculeuse grecque de la Mère de Dieu "Kykkiotisa" possède une particularité remarquable: on ne sait de quelle période de temps exacte elle date, et elle est recouverte par un demi-carénage du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, de sorte que personne n'est en mesure de voir les visages de la Mère de Dieu et du Divin Enfant. La représentation de la Mère de Dieu semble être de type Hodigitria ("Qui montre le Chemin"), comme l'est aussi celle de l'icône de la Mère de Dieu de Smolensk. Le chef de la Mère de Dieu est orné d'une couronne.

Une copie de cette icône est particulièrement vénérée au couvent féminin de  Nikolsk dans la ville de Moukatchev.


Devant l'icône de la Mère de Dieu de Miséricorde, on prie pour la délivrance de la sécheresse, la guérison des saignements, la stérilité et pour avoir des enfants, avoir de la force dans les épreuves et les peines, pour supporter la croix monastique, pour guérir d'un mal de tête, pour la guérison des paralytiques et  la paix des familles.

Elle est aussi fêtée le 26 décembre/8 Janvier.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 21 novembre 2017

9/21 novembre: Icône de la Mère de Dieu "Prompte à [nous] Ecouter"


L'icône de la Mère de Dieu, "prompt à [nous]écouter" est une ancienne icône miraculeuse, située sur la Sainte Montagne de l'Athos au monastère de Docheiariou. La tradition du monastère suggère qu'elle a été peinte au Xe siècle, au temps de l'higoumène saint Néophyte. 

En 1664 le cuisinier Nil, vint à la cuisine la nuit avec une torche enflammée. Il entendit une voix sortant de l'icône de la Mère de Dieu au-dessus de la porte, l'avertissant à l'avenir de ne pas marcher ici avec une torche et de ne pas assombrir l'icône avec la suie. Le moine pensait que cela était une plaisanterie de l'un des frères, donc il ne tint pas compte de l'avertissement et continua à marcher dans la cuisine avec la torche qui produisait de la suie.

Soudain, il devint aveugle. Avec une repentance fervente Nil pria devant l'icône de la Mère de Dieu, lui demandant pardon. Lorsque les frères entendirent ce qui était arrivé, ils placèrent une lampade devant l'icône, et l'encensèrent tous les soirs. Encore une fois, le moine Nil entendit la voix merveilleuse disant cette fois qu'il avait été pardonné, et que sa vue redeviendrait normale. 

La Toute Pure lui ordonna d'annoncer à tous les frères qu'elle était la protectrice et la gardienne du monastère. "Que tous les frères et tous les chrétiens orthodoxes viennent à moi dans leurs nécessités, et je ne les abandonnerai pas. Tous leurs demandes seront accordées par mon Fils, grâce à mon intercession auprès de Lui. Mon icône sera appelé "Celle qui est prompte à écouter, car je vais bientôt accomplir les requêtes de ceux qui accourent à elle." La Très Sainte Mère de Dieu, accomplit alors et elle continue d'accomplir sa promesse d'une aide et d'une consolation prompte pour tous ceux qui viennent à elle avec foi.

En Russie, des copies de cette image athonite miraculeuse furent toujours vénérées avec un grand amour et une prière fervente. Beaucoup d'entre elles furent glorifiées par des miracles. Il y eut en particulier des cas de guérison de la peste et de possession démoniaque.

En 1938, le monastère athonite de Docheiariou offrit une copie de l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu "Prompte à écouter" pour la mission spirituelle russe de Jérusalem.

Version française Claude Lopez-Ginisty



lundi 20 novembre 2017

7/20 novembre: Icône de la Mère de Dieu "Avec l'enfant qui saute de Joie" ["Взыграние младенца"]



Cette icône de la Très Sainte Mère de Dieu, parfois appelée "l'enfant qui saute de joie." apparut près de Moscou le 7 Novembre, 1795. On ne sait rien de l'histoire de l'icône, sauf que de nombreux miracles eurent lieu devant elle. Elle était avant la révolution dans le monastère dde Nikolo-Ougrechskim.

On trouve ce type d'icône à Vatopaidi sur le mont Athos. En apparence, cette icône ressemble à l'icône "Pélagonitissa [Vierge à l'Enfant qui joue",] variante de la Glykophylousa ("Mère de Dieu de la Bonté") ou du type Eléousa [de la Tendresse].

Au cours de la ruine de monastère par les révolutionnaires athées en 1918, cette icône de la Mère de Dieu disparut et fut longtemps considérée comme perdue. En 2003 dans le monastère restauré, le téléphone sonna un jour, et une femme non identifiée signala qu'elle voulait faire don au monastère de l'icône de la Mère de Dieu : sa famille avait acquis l'icône du vendeur, qui, après la vente, lui avait dit qu'elle était en quelque sorte liée au monastère de Nikolo-Ougrechskim. Ce monastère avait été créé par saint Dimitri du Don qui eut l'apparition d'une icône de saint Nicolas dans un arbre avant la bataille de Koulikovo. Y voyant un signe et une bénédiction du Ciel avant la bataille, il promit de fonder un monastère en ce lieu.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mercredi 15 novembre 2017

2/15 novembre: Icône de la Mère de Dieu de Chouïou-Smolensk ["ШУЙСКАЯ-СМОЛЕНСКАЯ"]



L'icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Chouïou-Smolensk a été peinte dans les années 1654-1655 dans la paroisse de la Résurrection de la ville de Chouïou, où une peste fait rage sans relâche. Confiant dans la miséricorde de Dieu et par l'intercession de la Mère de Dieu, les paroissiens de l'église de la Résurrection demandèrent à un certain moine pieux de peindre l'icône de la Smolensk Mère de Dieu de Smolensk, icône longtemps considérée comme salvatrice du peuple russe frappés par les ennemis et le malheur.

Les paroissiens passèrent toute la semaine dans la prière et le jeûne tandis que l'icône était peinte. Lorsque l'icône fut terminée, le prêtre et le peuple l'apportèrent à l'église et la mirent dans un endroit spécialement construit. Dès cette époque, la peste commença à régresser, d'abord près de la paroisse de la Résurrection, et puis ensuite dans toute la ville.

Par cette icône de la Mère de Dieu, de nombreux miracles de guérison eurent lieu, en particulier pour les fidèles atteints de maladies des yeux. L'icône est également fêtée le 11/24 juillet, le 28 juillet/10 août et le Mardi Lumineux.

Version française Claude Lopez-Ginisty

dimanche 12 novembre 2017

30 octobre/12 novembre: Icône de la Mère de Dieu "Ozéryanka" ["ОЗЕРЯНСКАЯ"]


L'icône miraculeuse "Ozéryanka" fut trouvée près de Kharkov, dans le village d'Ozéryana à la fin du XVIe siècle. Un paysan du lieu était occupé à tondre une prairie. Et soudain, après un coup de faux, il entendit un gémissement humain. Le faucheur se pencha et vit l'icône de la Mère de Dieu, et un cierge allumé devant elle. L'icône était peinte sur toile, et le coup de faux avait coupé l'icône en deux. Le paysan prit les deux moitiés, le cierge, et ramenant l'icône chez lui, la mit avec les autres icônes. Imaginez sa surprise quand, le lendemain matin, il vit que les deux  parties de l'icône sectionnées unies, et si étroitement qu'il y avait seulement une faible cicatrice de l'incision. Bientôt, l'icône commença à opérer des miracles et des guérisons.
Actuellement cette icône de la Génitrice de Dieu Ozeryanska est considérée comme la patronne de Kharkov. L'icônee originale de la Mère de Dieu Ozeryanska, est malheureusement, perdue. La cathédrale de l'Annonciation de Kharkov a placé sur ses portes royales une copie fidèle de l'icône miraculeuse, qui, selon les croyants, a le même pouvoir miraculeux. Une autre copie de l'icône est vénérée au monastère  du  "Pokrov" (La Sainte protection de la Mère de Dieu) de Kharkov dans l'église construite en son honneur.
Version française Claude Lopez-Ginisty  

lundi 6 novembre 2017

24 octobre/6 novembre: Icône de la Mère de Dieu "Joie de Tous les Affligés" ["ВСЕХ СКОРБЯЩИХ РАДОСТЬ"]

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L'icône miraculeuse de la Mère de Dieu "Joie de Tous les Affligés" a été glorifiée en l'an de Grâce 1688. Euphymie, sœur du patriarche Joachim (de 1674 à 1690), vivait à Moscou et  souffrait d'une maladie incurable depuis une longue période. Un matin, au cours d'un temps de prière, elle entendit une voix qui disait, "Euphymie! Va à l'église de la Transfiguration de Mon Fils; tu y trouveras une icône appelée la "Joie de tous les affligés." Fais célébrer un moleben avec bénédiction de l'eau par le prêtre, et tu recevras la guérison de ta maladie."

Euphymie fit ce qui avait été demandé par la Très Sainte Mère de Dieu, et elle fut guérie. Cet événement eut lieu le 24 octobre/6 novembre 1688.

Une icône miraculeuse de la Mère de Dieu "Joie de Tous les Affligés" (recouverte de pièces par un coup de foudre), fut manifestée à Saint-Pétersbourg en 1888, ce miracle est  narré au 23 Juillet/ 5 août.

Version française Claude Lopez-Ginisty

samedi 4 novembre 2017

22 octobre/4 novembre: Icône de la Mère de Dieu d'Andronikov ["АНДРОНИКОВСКАЯ" ]



Sur le cou de la Mère de Dieu est représentée une plaie sanglante. Selon la légende, un jour un iconoclaste turc frappa l'icône avec un couteau, après quoi le sang coula de l'image. Dans la partie inférieure de l'icône était attaché un réceptacle, où était enserré le couteau en acier de Damas avec un manche en os, avec lequel le Turc frappa l'icône. En son temps l'icône de la Mère de Dieu appartenait à l'empereur Andronic III Paléologue, d'où son appellation.

D'après les documents qui restent concernant l'icône de la Mère de Dieu, en 1347, elle fut donnée au monastère  Monemvasiyskoy Andronicus dans la Morée, où elle resta jusques au début du XIX siècle. Quand les Turcs en 1821, attaquèrent la Grèce et dévastèrent de nombreuses villes, y compris Monemvasia, l'higoumène du monastère, l'évêque Agapius, laissa tous les trésors du monastère aux mains de l'ennemi, pour sauver seulement l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu Kolomenskoye et il disparut avec elle dans la ville de Patras.

Avant sa mort, Agapius la légua à son parent, le consul général russe N. Vlassopulo dont le fils U.N. Vlassopulo envoya en 1839 l'image d'Athènes à Odessa avec une lettre demandant de la transmettre à Sa Majesté l'Empereur Nicolas à Saint-Pétersbourg.

De 1839 jusqu'au 12 mai 1868 l'icône de la Mère de Dieu était dans le Palais d'Hiver, et du 12 mai 1868 au 16 Avril, 1877, à la cathédrale de la Trinité, de Pétersbourg. En 1877, l'icône fut déplacée dans un couvent en l'honneur de La Mère de Dieu de Kazan, dans la région de Tver, près de la ville de Vichny Volotchyok. 

Préservée malgré toutes les difficultés durant les années difficiles de la période soviétique, en 1984, l'icône de la Mère de Dieu fut volée, et on ne sait où elle se trouve à présent. 

Version française Claude Lopez-Ginisty

22 octobre/4 novembre: Icône de la Mère de Dieu de Kazan ["КАЗАНСКАЯ" ]



La commémoration de la libération de Moscou des polonais par l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, fut établie en reconnaissance pour la délivrance de Moscou et de toute la Russie de l'incursion de la Pologne en 1612. La fin du XVIe et le début du XVIIe siècle est connu dans l'histoire russe comme "le Temps des Troubles." Le pays subit l'assaut des armées polonaises, qui se moquaient de la foi orthodoxe, pillant et brûlant les églises, les villes et villages. Par la tromperie, ils réussirent à prendre Moscou. En réponse à l'appel de Sa Sainteté le Patriarche Hermogène, le peuple russe se souleva pour défendre sa terre natale. De Kazan, l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu fut envoyée à l'armée dirigée par le prince Dimitri Pojarski.

Saint Dimitri de Rostov, dans son Discours le jour de l'apparition de l'icône de la Mère de Dieu à Kazan (8 Juillet), déclara:

"La Mère de Dieu a délivré du malheur et de l'épreuve non seulement les justes, mais aussi les pécheurs, mais quels pécheurs? Ceux qui se tournent vers le Père céleste comme le fils prodigue, qui se lamentent en battant leur coulpe comme le publicain, ils pleurent au pieds du Christ, comme la pécheresse lavait Ses pieds de ses larmes, et ils Le confessent, comme le bon larron sur la Croix. Ce sont ces pécheurs auxquels la Mère de Dieu Toute Pure prête attention, et elle se hâte de venir à leur rescousse, les délivrant de grands malheurs et de grandes détresses."

Sachant qu'ils avaient subi ces malheurs pour leurs péchés, toute la nation et la milice s'imposèrent un jeûne de trois jours. En prière, ils se tournèrent vers le Seigneur et Sa Mère Toute Pure pour demander de l'aide. Leur prière fut entendue. Saint Serge de Radonège apparut à saint Arsène (plus tard évêque de Souzdal) et déclara que pour que Moscou soit sauvée, le peuple devait prier la Très Sainte Mère de Dieu. 

Enhardies par cette nouvelle, le 22 octobre 1612, les forces russes libérèrent Moscou des usurpateurs polonais. Une célébration en l'honneur de l'Icône de la Très Sainte Mère de Dieu de Kazan, fut instaurée en 1649. De nos jours même, cette icône est particulièrement vénérée par la nation orthodoxe russe.

L'Icône de Kazan est également commémorée le 8 Juillet.

lundi 30 octobre 2017

17/30 octobre: Icône de la Mère de Dieu, "Vierge avant et après l'enfantement" [ПРЕЖДЕ РОЖДЕСТВА И ПО РОЖДЕСТВЕ ДЕВА"]



L'icône de la Mère de Dieu "en enfantant, tu conservas ta virginité" ("Vierge avant et après l'enfantement") fut transférée au monastère Nikolaev Pechkov du diocèse de Moscou par le marchand moscovite Alexis Grigorievich Mokeev. Vers 1780 Alexis rejoignit les moines du monastère. Il avait donné toute sa richesse à l'higoumène du monastère, l'archimandrite Macaire, et l'icône sainte restait dans sa cellule.

Après la mort d'Alexis, l'icône fut donnée à l'archimandrite, qui observa que l'icône avait été peinte à l'huile sur toile et non pas selon les règles prescrites de l'iconographie (id est, sur bois et en utilisant la tempéra à l'œuf), et il l'installa sur la porte de sortie de la chapelle de St-Méthode, qui était sur une rue non loin du monastère.

La glorification de l'icône sainte commença en 1827, lorsque le capitaine Platon Osipovitch Shabashov, en passant de nuit devant la chapelle, vit une lumière extraordinaire venant de l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu. Une autre fois, il eut une vision de l'icône à un moment où il se trouvait dans des circonstances difficiles. Dans un rêve, Platon vit l'icône rayonnante de la Mère de Dieu dans les nuages ​​au-dessus de la chapelle de St-Méthode et il entendit une voix dire: "Si tu souhaites être délivré de la tentation, prie devant cette icône." Platon obéit à l'injonction de la Mère de Dieu, et son affliction disparut.

Le pieux Platon parla des miracles à l'higoumène du monastère. Il transféra ensuite l'image sainte dans le monastère. Quand ils voulurent mettre l'icône dans un kiot [cadre de protection avec une vitre], l'image de la Très Sainte Vierge, peinte sur toile, se tendit laissant voir une planche, sur laquelle se cachait une représentation de la Mère de Dieu de la meilleure qualité. De nombreux miracles furent enregistrées comme ayant eu lieu devant cette icône en 1848 lors d'une épidémie de choléra, où beaucoup qui prièrent devant elle furent guéris.

Cette icône de la Mère de Dieu est du type Hodigitria.

Version française Claude Lopez-Ginisty

17/30 octobre: Icône de la Mère de Dieu "Libératrice" [ИЗБАВИТЕЛЬНИЦА]


L'icône de la Mère de Dieu "Libératrice", avant d'être amenée au monastère  Simono-Kananitsk du Nouvel Athos dans le Caucase, était sur le mont Athos avec un frère du monastère russe de Saint-Pantéléimon, le moine  mégaloschème Martinien (+ 1884). Le  pieux  mégaloschème avait reçu cette icône de l'ascète Théodule. L'icône sainte fut glorifiée par des miracles pendant de nombreux siècles. 

Après avoir prié devant cette icône les habitants de Sparte, en Grèce furent délivrés d'une invasion de sauterelles en 1841. Sur l'icône la Très Sainte Mère de Dieu tient l'Enfant divin sur son bras gauche, et Il bénit de Sa main droite.

Du monastère de Saint-Pantéléimon, selon les dernières volontés du mégaloschème Macaire, qui l'avait alors en sa garde, cette icône fut donnée au monastère du Nouvel Athos le 20 juillet 1889, et la célébration de fête en son honneur fut fixée au 17/30 octobre.

Lorsque le jour de la fête en l'honneur de cette icône fut célébré au monastère de Simono-Kananitsk, une tempête jeta plus d'une tonne de poisson sur la plage du monastère, pourvoyant aux repas des visiteurs.

Elle est aussi fêtée le 17/30 avril.

Version française Claude Lopez-Ginisty 


samedi 28 octobre 2017

15/28 octobre: Icône de la Mère de Dieu qui multiplie les blés [СПОРИТЕЛЬНИЦА ХЛЕБОВ]



L'icône de la Mère de Dieu "Qui multiplie les blés", a été peinte avec la bénédiction du staretz Ambroise d'Optino du monastère de la Visitation au désert d'Optino. 

Saint Ambroise, grand ascète russe du XIXe siècle, avait une foi ardente et enfantine en la Mère de Dieu. Il vénérait en particulier tous les jours de fête de la Mère de Dieu, et en ces jours-là, il redoublait sa prière. L'icône de la Mère de Dieu"Qui multiplie les blés," saint Ambroise la donna en bénédiction au monastère de femmes qu'il avait fondé à Chamordino, non loin du monastère d'Optino, monastère créé en l'honneur de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan.

Sur cette icône peinte à la demande du staretz, la Mère de Dieu est représentée assise sur les nuages, et ses mains sont étendues en bénédiction. En dessous d'elle, il y a  un champ comprimé, et sur celui-ci, au milieu de l'herbe et des fleurs gisent des gerbes de seigle. Le staretz Ambroise décréta lui-même le jour de la fête au 15/28 octobre, et baptisa l'icône Mère de Dieu " Qui multiplie les blés", indiquant par là que la Très Sainte Mère de Dieu" est une Aide pour les personnes dans leurs travaux en vue d'acquérir leur pain quotidien."

Avant sa bienheureuse dormition, saint Ambroise commanda de nombreuses copies de cette icône et les envoya à ses enfants spirituels. Pour l'acathiste à cette icône, le staretz composa un répons particulier, "Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi! Accorde nous indignes,  la rosée de ta grâce et la manifestation de ta miséricorde! "

L'enterrement de saint Ambroise eut lieu le 15/28 octobre, jour de fête de l'icône. Le premier miracle de la sainte icône fut observé en 1891, lorsque dans toute la Russie il y eut une famine en raison des mauvaises récoltes. Dans le district de Kalouga et dans les champs du monastère de Chamordino, cependant, du grain fut produit. 

En 1892, déjà après la mort de saint Ambroise, son assistant Jean [Tcherepanov] envoya une copie de l'icône au monastère de femmes de Pyatnitsa dans le district de Voronej. En ce lieu il y avait une menace de sécheresse et de famine, mais bientôt après une Moleben  célébré devant l'icône de la Mère de Dieu "Qui multiplie les blés", la pluie tomba et mit fin à la sécheresse.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mercredi 25 octobre 2017

13/25 octobre: Icône de la Mère de Dieu d'Iviron [[ "ИВЕРСКАЯ"]


La fête de ce jour, correspond en Russie  à l'arrivée d'une copie de cette icône à Moscou le 13/25 octobre 1648). Elle est aussi fêté à cette même date 

Sous l’empereur Théophile, pendant la période iconoclaste, des soldats firent irruption dans la maison d’une veuve qui possédait une chapelle dédiée à la Mère de Dieu. 

Un des soldats frappa l’icône de la Génitrice de Dieu qui occupait la place d’honneur. Cette icône était, selon la tradition de l’Eglise, une copie de celle que le saint Apôtre Luc avait peinte. Du sang jaillit de la joue de la Mère de Dieu. Le soldat, frappé de stupeur, se repentit, se convertit, et entra dans un monastère.

Sachant que les iconoclastes allaient revenir accomplir leur sinistre besogne, la pieuse femme pria pour être guidée par Dieu et, sous l’inspiration divine, jeta l’icône à la mer. Celle-ci ne coula pas, mais flotta sur l’onde et s’éloigna vers le large…

Le fils de cette femme dévote se réfugia ensuite au Mont Athos, y narra l’histoire de l’icône et vécut une sainte vie. Cette histoire fut transmise de génération en génération à tous les moines du monastère d’Iviron[1]

Plusieurs années plus tard, l’icône, dit la tradition, apparut comme « dans une colonne de feu » sur la mer. Un saint moine du nom de Gabriel eut une apparition de la Mère de Dieu qui lui annonça qu’Elle désirait que les moines de ce lieu aient son icône comme protectrice et pour le salut de leurs âmes. Elle lui enjoignit de s’avancer sans crainte sur les eaux pour la prendre dans ses mains. Ce qu’il fit. Une icône fut écrite qui montre ce prodige.


L’icône ramenée au monastère d’Iviron fut placée sur l’autel. Le lendemain elle avait disparu du sanctuaire. Elle fut retrouvée sur le mur près du portail, à l’entrée du Monastère. 

Ceci se répéta à plusieurs reprises jusqu’à ce que la Mère de Dieu apparaisse au moine Gabriel pour lui dire qu’Elle n’avait nul besoin d’être protégée par les moines. Elle désirait au contraire que les caloyers[2] d’Iviron soient protégés par Elle, comme Elle l’avait annoncé au moine Gabriel. 

Après ces prodiges, une église fut construite près des portes du monastère où l’icône fut déposée. On peut l’y voir encore de nos jours. Elle fut connue sous le nom d’icône d’Iviron (Iverskaïa en russe) ou de Portaïtissa (Portière, Gardienne de la Porte ou du Portail en grec)
.
Au XVIIe siècle l’archimandrite Nikon de Moscou, plus tard Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, demanda à l’Higoumène du monastère d’Iviron de lui envoyer une copie de l’icône. Sa requête fut acceptée et une chapelle fut construite près des murs du Kremlin à Moscou. 

L’icône dite « Iverskaïa »[3] fut très vénérée par le peuple russe jusqu’à la révolution bolchevique de 1917 qui vit la destruction de la chapelle et la disparition de l’icône. Un acathiste[4] avait même été composé en Son honneur. [5]

Cette icône est vénérée le 12/25 février, le 31 mars/13 avril et le Mardi Lumineux.

 Version Française Claude Lopez-Ginisty
d'après diverses sources

NOTES
[1] Appelé ainsi car il fut à l’origine le monastère des Ibères, c’est-à-dire des Georgiens.
[2] Vieux terme français forgé sur Kalos Geron ( le Beau/Bon vieillard) désignant les moines
[3] c’est-à-dire d’Ibérie, de Géorgie
[4] Hymne au Christ, à la Mère de Dieu ou à un Saint que l’on récite et que l’on écoute debout ( c’est le sens du mot grec). 
[5] Cet acathiste est donné en annexe. Après l’avoir traduit, comme j’en parlais avec Frère Joseph-Ambroise, gardien de la Portaïtissa de Montréal et martyr,  et que je m’étonnais de ce que la copie faite au Mont Athos ait été peinte en utilisant de l’eau bénite et des reliques insérées sous le levkas, il me dit que lui-même avait procédé de cette façon pour la copie de la Portaïtissa qu’il avait faite et envoyée en Russie. Il aurait tellement voulu s’y rendre lui-même avec l’icône myrrhoblyte!…